Découvrez pourquoi je suis si fière d’habiter la Mauricie et mes plus récents coups de cœur!

Nous vivons au rythme des saisons qui s’enchaînent, nous apprivoisons le chaud et le froid, nous passons du blanc au couleurs les plus flamboyantes, nous habitons un territoire qui nous force à être créatif!

Quand je pense à tous les changements auxquels on se soumet mois après mois, on dirait que je savoure davantage chaque rituel qui s’impose au gré du calendrier. Encore cette année, je fais mon jardin, une tradition à laquelle je ne peux me soustraire tant mes souvenirs d’enfance y sont rattachés. Mon jardin ne sera jamais aussi beau que celui de ma mère et je me plais à penser que mes garçons diront peut-être qu’ils viennent d’une lignée de pouce vert. C’est un beau cadeau que ma mère m’a fait en m’apprenant la patience de voir grandir tout ça, la bienveillance d’arroser, de désherber, la joie de récolter et de transformer. Les pieds dans l’eau de la piscine, un concombre dans une main, une carotte dans l’autre, j’apprenais le mot basilic et bette à carde, comme un poème qui goûte bon.

Quand j’ai les mains dans la terre, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces producteurs qui en font un mode de vie pour accomplir cette essentielle et noble mission qui est celle de nous nourrir. Mais au-delà du simple fait alimentaire, ce sont des passionnés qui travaillent d’arrache-pied pour rendre la vie belle à croquer! La Mauricie est un immense jardin à ciel ouvert, ou les vallons sont recouverts de cultures de toute sorte.

Laissez-moi vous partager quelques anecdotes simples de mon quotidien qui n’ont besoin ni de grande planification, ni de grands détours pour exister. Dans un restaurant du centre-ville de Trois-Rivières, j’ai mangé dernièrement, des cœurs de quenouilles récoltés par un cueilleur forestier, un chasseur de trésor. En allant vers St-Paulin, je n’ai pu m’empêcher de m’acheter une chopine de fraises sucrées et juteuses à St-Étienne-des-Grès. Il n’en fallait pas plus pour installer une ambiance de fête dans la voiture. Arrivés au chalet, des amis chasseurs nous parlent d’une pièce de viande de sanglier achetée chez un éleveur de Yamachiche et soudainement, tout le monde se transforme en expert du BBQ et de mélanges d’épices secrètes, faisant compétition à toutes les émissions du genre sur nos chaînes spécialisées!  Un petit apéro avec la truite fumée de St-Alexis-des-Monts, accompagnée d’une bière de l’une de nos nombreuses microbrasseries du coin, nous font patienter pour le souper qui se fera au rythme lent de l’astre solaire qui allonge sa course vers l’horizon. Les épaules se détendent, les rires fusent, le temps suspend son vol et les souvenirs se fabriquent. On parle déjà de la boulangerie du coin où on ira faire le plein demain matin, des confitures maisons de la ferme d’à côté, du bon café au lait bio d’un producteur de St-Boniface, et les vacances se dessinent en repères culinaires qui illuminent les beaux jours de moments simples.

Pourquoi je vous dis tout ça? Pour vous partager ma fierté de faire partie de cette communauté qui a tant à offrir. Ma fierté d’habiter un territoire où les lacs sont si nombreux que l’on peine à les compter. Mon émerveillement devant tant de savoir-faire et de passion. 

Parce qu’en tant qu’ambassadrice de la fierté, je crois que les souvenirs heureux ravivent notre sentiment d’appartenance et donne envie de le partager. Parce qu’aborder la vie avec nos sens à l’affût, réveille le plaisir d’être en vie et la reconnaissance d’habiter un territoire aussi riche. La mère de Félix Leclerc, qui s’appelait Fabiola d’ailleurs ;-), disait à la famille attablée autour d’un repas, de prendre le temps de savourer le bonheur quand il passait, et souvent le bonheur arrive en même temps qu’un plat à partager.

Petite suggestion pour vous faciliter la vie, une application vraiment chouette et facile à utiliser pour identifier les commerces et producteurs près de vous, Mangeons Local! Vous m’en donnerez des nouvelles!

Pour ma part je crois que ma prochaine destination sera à coup sûr, les marchés publics qui ont commencé leurs activités, pour le plaisir de parler avec les producteurs d’ici et de repartir avec un sac rempli d’amour comestible!

Fabiola Toupin

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